Biographie

Claude Cavallero est né à Belley, ville de l’Ain où son grand-père s’était posé après la Grande Guerre, fuyant les Chemises noires de l’Italie fasciste. À la sortie du lycée, il se sent attiré par l’air du large de l’Atlantique, à force de contempler depuis sa fenêtre la montagne de la Dent du Chat. « Est-ce que cela suffit pour être d’ici ? », se demande-t-il.

Il séjourne sur une île bretonne, Belle-Île-en-mer, lorsqu’il découvre dans les années quatre-vingt les romans de Le Clézio. Aussitôt, il se sent en accord avec la manière poétique dont cet écrivain évoque sa relation à l’espace, aux éléments, et il éprouve l’envie d’entrer en dialogue avec cette œuvre fascinante (loin encore d’être couronnée par le prix Nobel). Il lui consacre un mémoire de Maîtrise, sans se douter que s’y ajouteront plus tard une thèse, un essai et de nombreux articles universitaires.

1986 : il devient professeur de Lettres dans l’enseignement secondaire (département du Morbihan).

1989 : il obtient un détachement à l’université Rennes 2 – Haute Bretagne où il soutient en 1992 l’une des premières thèses françaises portant sur l’œuvre de Le Clézio. L’auteur l’invite à Nice pour un entretien qui sera publié dans la revue Europe.

1997 : tenté par le retour aux sources alors dans l’air du temps, il intègre l’université de Savoie, en qualité de Maître de conférences en Langue et Littérature françaises.

2006 : il défend à Chambéry une Habilitation à Diriger des Recherches. Ce titre lui permettra d’obtenir la qualification de Professeur des universités.

Claude Cavallero a organisé plusieurs colloques en Savoie, et il participe régulièrement à des conférences internationales. Ses recherches se focalisent sur les formes du récit contemporain, les relations entre les arts, et s’ouvrent depuis plusieurs années à la littérature francophone postcoloniale. Outre Le Clézio, ses publications critiques portent sur les œuvres de Michel Butor, Philippe Delerm, Edouard Glissant, et sur la poésie de Lorand Gaspar.

L’écriture littéraire de Claude Cavallero s’inscrit en contrepoint des textes qu’il consacre à ces écrivains : lire et écrire distillent un même plaisir du texte. Il ne cache pas avoir souvent éprouvé l’impression que Le Clézio lui avait empêché d’écrire des livres dont il avait eu l’idée avant lui ! Un équilibre s’établit aujourd’hui entre geste critique et création.

BIBLIOGRAPHIE

  • Le Clézio, témoin du monde, essai, éditions Calliopées, Paris, 2009.
  • Naissance de Mirella, recueil de nouvelles, éditions Complicités, Paris, 2011.
  • Sur le rebord de l’invisible, poèmes, éditions Complicités, Paris, 2015.
  • à paraître en 2016 : L’Arme blanche du bonheur, recueil de récits brefs.